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lundi 29 octobre 2012
Endurance trail des templiers 26/10/2012
Ça fait quelques temps que je n’ai rien ajouté à mon blog,
le temps m’a manqué.
Voici donc pour me rattraper le compte rendu de l’endurance
trail des Templiers.
Nous voici donc jeudi matin.
Cédric vient d’arriver à chez
moi. Il vient de Germiny. Une petite pause-café et nous voici parti pour Millau.
Deux
heures quinze plus tard nous voici arrivé. Le temps est mitigé, pas mal de
nuages mais il fait bon.
Direction l’hôtel, la chambre classique, pas besoin de
luxe. Du moment qu’il y a un bon lit et une douche chaude !
On mange dans
la chambre. Cédric avait prévu le coup. Au menu : jambon, chips, fromage,
compote.
Nous allons récupérer notre dossard sur le salon des
Templiers. Passage obligé, c’est le rendez-vous de tous les acteurs du
trail. Équipementiers, nutrition, mais
également pas mal de personnes venues pour ‘’vendre’’ leurs trails aux nombreux
compétiteurs déambulant dans les allées. Nous restons environ une heure avant
de rentrer à l’hôtel pour préparer les affaires.
Nous rejoignons Guillaume qui partagera la chambre avec nous
(c’est une chambre pour quatre personnes).
Fin des préparatifs et dodo de bonne heure car le réveil va
sonner à 02h00, la course partant à 04h00. Et aux dernières nouvelles, il ne va
pas faire beau, beaucoup de plus !!
Le réveil sonne. On s’habille, petit dej et direction le départ.
On est un peu en avance, pas grand monde, on
cherche un endroit où ce mettre au chaud mais les tentes sont fermées. Les coureurs arrivent au fur et à mesure et s’amoncelles derrière l’arche de départ.
L’ambiance et bonne, on rigole.
Pour l’instant pas de pluie mais ça ne va pas durer ! C’est
le moment des dernières consignes des organisateurs.
Nous avons décidés Cédric et moi de courir ensemble et ça me
va pas mal. J’ai des soucis de gestion sur ultra. Je pars souvent trop vite, je
le paye cash ensuite. Alors j’ai décidé
de suivre Cédric à la culotte.
C’est le départ, accompagné par la musique d’Era. Les fumigènes
tenues par les bénévoles forment une
haie d’honneur.
Rapidement nous quittons le bruit de la foule, nous sommes
800 coureurs qui courons dans un parfait silence, concentrés.
Les deux premiers kilomètres se font sur le bitume mais
rapidement nous la quittons pour un chemin qui grimpe fort, c’est la première
côte : la côte de carbassas : 3,2 Km et 456M+
Je prends mon rythme dans cette côte, je me retourne, plus
de Cédric, pas grave je l’attendrais en haut. Normalement pour donner du
courage l’organisation devait mettre des panneaux d’encouragement. Comme m’a
dit Cédric ’’ le mec ne s’est pas levé ce matin " c’est vrai que vu
le temps qui nous attends, on peut le comprendre !
En haut de la côte je m’arrête et attends Cédric, on repart
ensemble. Sur le plateau qui suit nous avons décidé de tenir le 10 - 10,5 Km/h
de moyenne. Ce n’est pas facile, d’habitude je serais plutôt autour de 12 Km/h
mais comme je veux arriver au bout...
Le plateau, il faut le dire, c’est chiant !! Plutôt
plat et large, c’est fait pour étirer le peloton. Premier arrêt pipi et c’est
le moment ou le ciel a décidé de craquer. Il pleut. On enfile la veste de
pluie, capuche sur la tête. On repart.
Au bout d’une dizaines de bornes, le chemin devient plus
étroit et ça descend. Pas mal de racines, rochers, des ressauts à sauter. On file bon train les uns derrière les
autres, j’ouvre la route.
Des lumières…c’est le premier ravitaillement à la Cresse.
Beaucoup de monde, pas facile de se frayer un chemin pour atteindre les bouts
de bananes, pâtes de fruits ou autres. Je remplis mes gourdes et mange des
bouts de bananes, j’adore ça !! On commence à se refroidir, Cédric sonne
le départ.
Ensuite deux "petites côtes’’ avant la plus importante la
côte de Peyrelade-Piédestal. Je passe devant et mène bon train. Peut-être un
peu trop, en haut de la côte j’ai l’impression de l’avoir monté trop vite et j’ai
peur d’avoir cramé du "jus’’.
Ensuite c’est à nouveau un plateau avec des chemins plus
larges. Il pleut toujours et beaucoup !
Autour de huit heures le soleil fait son apparition. Enfin
soleil, plutôt un brin de lumière car le ciel est très chargé. J’ai la forme et
de bonnes sensations. Je guette dans mon dos ce que fait
Cédric et m’arrête de courir quand il s’arrête.
S’en suit les montées et descentes, les ravitaillements ou
il faut s’arrêter très peu de temps. On se refroidit très vite et ensuite c’est
très difficile de relancer la machine.
On c’est calé avec Cédric, dans les montées il passe devant,
il a la bonne allure et gère bien. Dans les parties plus plates et roulantes je
passe devant.
Mais au 52 km dans la côte de Peyreleau, je cale ! En fait je
dors, je ferme les yeux tout seul et j’ai froid. Merde ! Que ce passe-t-il ?
Je prends un gel au cas où. On fait une pause.
En
haut, Cédric reste devant et je cale toujours. On marche rapidement en alternant
tant bien que mal un peu de course à pied.
On arrive au ravito, je m’assoie et
ferme les yeux. Cédric vient me voir et me dit de manger, il a raison.
Et puis
merde je suis arrivé là, je vais me défoncer. Il me tend un yaourt, apparemment
ils sont très bons. Et c’est vrai, ils sont délicieux, un délice. J’en mange
deux, des bons yaourt à la vanille. On se change tous les deux. Je mets de la
pommade à l’entrejambe car le frottement et toute cette flotte commence à m’irriter.
Depuis le début, à chaque ravito je me tartine mais au bout de deux kilomètres il n’y a plus rien, cette pluie rince tout !!
On repart et j’ai retrouvé la patate, comment, pourquoi ?
Les yaourts, les vêtements secs ? On cours sur le plateau. Je signale à
Cédric que l’an dernier j’étais à l’agonie ici même. Un an plus tard je cours à
10 km/h au même endroit. Nous sommes seuls,
on ne croise qu’un coureur. Les plus beau paysages
sont là, entre le ravitaillement de st André de Vezine et celui de la Roque ste
Marguerite.
Avec le chaos de Montpelier le vieux dans la brume ça donne un
effet écossais et mystérieux.
La descente menant au ravito de la Roque est très technique,
je suis devant et essaye de tenir un bon rythme mais ce n’est pas simple. Avec
cette pluie ça glisse pas mal. On rattrape deux coureurs qui ne doivent pas
aimer les descentes, ils sont à l’arrêt.
Au ravito de la Roque, on est dans les 440 d’après les
bénévoles. A nouveau on "tape’’ dans les yaourts….au citron, très bon. Les sorties de ravito sont de plus en plus
durs ! Ça caille ! On claque des dents.
Nouvelle côte : côte de pierrefiche qui ce passe bien,
Cédric devant qui mène l’allure, moi derrière et deux autres gars à qui cela
doit convenir également ? En haut
on allume les frontales, il commence à faire nuit. A moins d’une ‘’coquille’’ on est sur de
terminer alors on ne prend pas de risque, on marche. Le chemin est très étroit, technique et avec
la pluie, la nuit. Bref on a de l’avance, on gère !
Au pied de la côte de Massebiau, je ne me sens pas bien,
fébrile. Je sais pourquoi. Je ne bois plus beaucoup et m’alimente pas depuis le
dernier ravitaillement. Je galère, fais des pauses, cette montée et énorme,
beaucoup de boue, beaucoup de hautes marches faites de rocher à escalader.
Quelques fois il faut se tenir aux branches pour ne pas reculer. Cédric m’attends
sur les parties plus plates. Je me décide à prendre deux gels. Peut-être un peu
tard ? Ma lampe n’éclaire plus, quel con, je n’ai pas changé la pile au
dernier ravito. Cédric m’éclaire avec sa frontale, je change ma pile à 850 M d’altitude
sous la pluie en plein vent !! grrrr !! Quel idiot. On repart, ça va
mieux. On croise deux gars de l’organisation qui nous signale la proximité du
dernier ravito : ’’la ferme du cade’’ et effectivement rapidement on
arrive au ravito.
Coca, soupe, banane et taboulé…wahouu le mélange !!!!
Pas mal de coureurs sont arrêtés transis de froid avec leurs couvertures de
survies.
On repart. Bon maintenant il reste une descente et c’est fini. Et à nouveau, j’ai très très froid, les yeux
qui se ferment tous seuls. Je me demande comment je ne suis pas tombé,
heureusement c’est plat. Cédric avait froid aussi, il est parti un peu devant.
Et puis d’un coup, ça repart, je trottine. On aborde la dernière descente.
Et celle-là, elle est fortiche !! Un chemin de 50 Cm qui zigzag entre les
arbres et les buissons. De la boue bien glissante. Une femme galère pas mal, je
la double et mène bon train autant que l’on peut sans tomber. D’un coup on
remonte. Nous voilà devant la grotte du hibou. On passe à l’intérieur, c’est
fun !
A nouveau la descente et enfin le speaker ce fait entendre,
les tentes blanches éclairées apparaissent. Millau est là et nous attend. C’est
très joli. Dernières foulées et dernières traversé de boues.
L’arche de l’arrivée. Le speaker qui annonce mon nom. Ca y
est c’est fini. Sentiments bizarres. Heureux d’avoir terminé et en même temps l’impression
de débarquer, de revenir à la civilisation, les bruits, la lumière,… Mais ça
caille je suis trempé et super content d’avoir terminé. On a tellement imaginé
avec Cédric, le bon repas, la bonne douche, le fait d’être au chaud, de manger
des crocodiles Haribo dans notre lit en ‘’matant’’ la télévision.
Cédric est arrivé il y
a un quart d’heure. Il est 23h50 est j’ai terminé mon premier Ultra.
En conclusion, mon premier ultra : 104 Km et 4700 M+.
De la pluie sans arrêt qui a durci la course. Pour une fois je suis parti cool.
Est-ce que je serais arrivé si j’étais parti sur mon train classique ?? Je
ne sais pas, pas sûr. A mon avis, en
analysant, je pense que l’on peut faire autour de deux heures de moins, surtout
s’il avait fait beau. En tout cas merci à Cédric. Super course à deux.
lundi 3 septembre 2012
Retour sur un week end mouvementé !!
Un p'tit retour sur le weekend dernier et la TDS.
Ça faisait quelques jours que je trépigné et enfin je jours du départ arrive.
Mercredi matin, départ à 5h00, un peu de monde sur la route vers Lyon comme d'habitude mais sinon no soucis.
Bien sur, superbe arrivé sur Chamonix avec les magnifiques glaciers qui plongent dans la vallée.
Arrivé au camping à 9h30, pas beaucoup de monde, je choisis un emplacement un peu à l'écart.
Il fait beau. Bien sur il y a quelques nuages mais l'impression est bonne et la chaleur est là.
Je monte la tente et me rend à Chamonix pour prendre mon dossard. C'est la queue, on met environ 1h30 pour ressortir avec son dossard. Entre les différents contrôles, c'est un peu long !!!
Un petit tour sur le salon du trail ou je récupère ma paire de chaussures raidlight R-001 en cadeau de l'abonnement à endurance trail.
Retour au camping pour ce reposer et préparer les affaires.
Les nuages arrivent et s'entassent en fond de vallée, ça craint.
Demain il prévoit un temps de merde, pluie, froid, neige et vent.
Je n'ai prévu que le matos obligatoire de l'organisation. On reçoit un SMS disant qu'il faudrait quatre couches...j'en ai trois et pas plus, et merde !!!
A partir de 17 h00, il pleut et ça ne va pas s’arrêter, toute la soirée et toute la nuit.
J'ai eu un bon pour une navette Chamonix - Courmayeur à 5h00 du mat donc au lit de bonne heure.
Debout à 3h30 du mat, dur !!! et ça pleut toujours. Le bruit des gouttes sur la tente c'est une horreur et ça me tape sur le "système", je n'ai pas bien dormi.
Bref je me prépare et me dirige vers Chamonix, la pluie c'est arrêtée.
On prend le bus pour ce rendre à Courmayeur, passage par le tunnel du Mont Blanc....11 km de tunnel !!
A Courmayeur, ça caille? Je met mes gants, heureusement qu'il ne pleut plus, rien n'est prévu pour que nous nous mettions à l'abri !!
6h40, je me rend sur la ligne de départ, merde beaucoup de monde déjà, je ne serais pas très proche de la ligne de départ. Pas grave j'ai prévu pour une fois de partir doucement.
07h00 c'est le départ, bonne ambiance, un petit tour dans la ville et on commence la montée par une piste large, d'abord goudronnée puis en terre. La pluie tombe, de plus en plus dru, elle ne va pas s’arrêter pendant toute la journée.
J'ai sorti mes bâtons, je monte tranquille. On alterne des faux plats montants et de bonnes pentes.
On arrive au premier ravito au bout de 7 km. Pile poil dans les prévisions de temps. Je fais le pleins des bidons et je repars.
A partir de là et jusqu'au col de la Youlaz, je vais perdre beaucoup de temps comme beaucoup de monde d'ailleurs.
En effet le chemin ce rétréci et il y a beaucoup de monde du coup ça bouchonne et pas mal même, très dur de doubler, c'est un petit chemin avec pas mal de rochers autour.
Ensuite au pied du col de la Youlaz, c'est pire. C'est une montée très abrupte en mono trace dans un pierriers.
Et là j'ai attendu environ 20 minutes dans le froid et la pluie avant que ça bouge.
Si on commence à doubler on ce fait engueuler par environ 400 traileurs... la galère donc on reste dans la file......
Enfin ça bouge, tout doucement. Ça monte fort et quelques fois il faut mettre les mains, beaucoup de boue.
Je suis heureux d'avoir les raidlight aux pieds, ça accroche, la vache....top ces chaussures.
Arrivé au sommet, certains sont déjà à bout de force et on du mal. Je trottine dans la descente. Beaucoup de boue dans les descente, certains sont un peu pétrifiés et font des conneries. Il faut faire gaffe aux battons qui volent avec coureurs !!
Je double pas mal, vraiment une accroche au top c'est raidlight R-001. Bon je me suis quand même pris une gamelle sur les fesses....mais une petite comme si je m'étais assis !!
Tient des policiers Italiens qui ravitaillent un coureur...Italiens en dehors de toute zones autorisées !! Ca commence !!!
J'ai mon t-shirt qui est trempé et je n'en ai pas de rechange.....galère.
On arrive à la Thuile. Je me ravitaille correctement, Tuc, fromage super bon, du pain, du coca, banane. J'ai faim. Je fais le pleins de mes bidons et je repart.
Je vois pas mal de coureurs qui ont une assistance et ce changent avec des vêtements secs.
Ça m'énerve, je me sauve.....direction le Col du Petit St Bernard.
On passe par le parc de la Thuile, par les vieilles rues de la ville et on coupe plusieurs fois la route pour enfin prendre un chemin.
C'est un col plutôt long avec des parties en faux plat et des parties avec des véritables murs !!
Très vite il pleut des cordes, le brouillard, le vent, ça caille. On passe le long d'un lac au pied et on monte un mur pour arriver au ravito du col. Je prend une soupe, ça fait du bien !!! je fais le plein des bidons. Je lis les SMS d'encouragement, c'est sympa. Je sais que le chemin est encore long mais je suis frais. Je me suis ménagé car je sais que la course commence à Bourg St Maurice.
Le col est dans un brouillard épais, on ne voit rien. D’ailleurs c'est le cas depuis le départ !!
Je trottine dans la descente on ne voit vraiment pas grand chose.
Je pose mon pied sur une roche pleine de boue, mon pied glisse et ce coince entre deux gros cailloux. Mon genou tourne et une douleur vive apparaît...et merde !!!
J'essaye de m'étirer un peu, je sens que quelque chose de pas net ce passe dans mon genou gauche.
Je trottine à nouveau et ça me lance dans ce genou, ça me fait très mal. Impossible de courir...merde, merde, merde!!!
Je marche, je me fais doubler à droite, à gauche, le moral chute. Je continu à m'alimenter, on ne sait jamais.
Je perd beaucoup de places à mon avis. J'arrive péniblement à Bourg St Maurice.
Au ravito je vais voir un médecin. Il me palpe le genou, je grimace.
D'après lui c'est une entorse du genou ou peu être un problème de ménisque !!
Je lui dis que j'ai un peu d'avance sur la barrière même si elle a fondu avec ce fichu genou et que je peux marcher. Mais pour lui avec le temps prévu pour la suite, neige pluie, vent et froid, il va falloir courir pour redescendre très vite des sommets et, si je ne peux pas, ça va être compliqué.
Bon, j'ai compris, il faut que je mette le clignotant.
Je regarde les autres repartir, j'ai envie mais je ne peux pas.
Je mange un bout et rend mon dossard la mort dans l’âme !!
Je redescend vite fait à la gare ou attend un bus pour nous ramener à Chamonix.
Je n'ai pas envie de m’attarder là... ma place c'est là haut et pas le cul assis sur cette borne fasse à la gare.
Pendant le retour en bus, des trombes d'eau tombent sur les montagnes. J'imagine les coureurs sous cette flotte ça doit être difficile.
Retour vers 21h00 à Chamonix, je vais faire un tour rapide en boitant sur la ligne d'arrivé pour voir le vainqueur franchir la ligne: Dawa Sherpa, quel champion !!!
Retour à la voiture et au camping et ...il pleut, il pleut, il pleut !!!Douche rapide et dodo.
Voila, fin de ce week end ..en demi teinte. Je n'ai toujours pas franchis la barre de l'ultra. Ce sera pour une prochaine fois. Encore une fois un manque de chance.
Par contre j'avais de bonnes sensations et j'ai bien géré ma course jusqu'au col du petit st bernard.
Preuve que l'entrainement était pas mal conduit.
Une décision prise également, terminé la tente et le camping. On dort mal, ce n'est pas pratique et confortable.
Autre chose, j'ai vu les avantages qu'avait les coureurs disposant d'une assistance personnelle. Pouvoir ce changer plusieurs fois pendant la course, avoir des vêtements secs. L'assistance s'occupe des ravitos aussi, gels, barres, évitant de trop ce charger. Et puis c'est une aide au niveau mental, un soutient.
Clairement sur cette TDS aux conditions si difficiles, ceux qui ont eu une assistance et les autres n'ont pas fait la même course.
Aujourd'hui lundi j'ai fais une petite visite chez mon Osthéo. Résultat: j'ai le tête du tibia qui a tourné dans le logement de la rotule, du coup ça faisait un appui sur le ligament interne de la rotule.
Je sens que c'est remis en place, l'ostheo me donne le feu vert pour recourir à partir de mercredi..cool.
La suite au prochain numéro.
Ça faisait quelques jours que je trépigné et enfin je jours du départ arrive.
Mercredi matin, départ à 5h00, un peu de monde sur la route vers Lyon comme d'habitude mais sinon no soucis.
Bien sur, superbe arrivé sur Chamonix avec les magnifiques glaciers qui plongent dans la vallée.
Arrivé au camping à 9h30, pas beaucoup de monde, je choisis un emplacement un peu à l'écart.
Il fait beau. Bien sur il y a quelques nuages mais l'impression est bonne et la chaleur est là.
Je monte la tente et me rend à Chamonix pour prendre mon dossard. C'est la queue, on met environ 1h30 pour ressortir avec son dossard. Entre les différents contrôles, c'est un peu long !!!
Un petit tour sur le salon du trail ou je récupère ma paire de chaussures raidlight R-001 en cadeau de l'abonnement à endurance trail.
Retour au camping pour ce reposer et préparer les affaires.
Les nuages arrivent et s'entassent en fond de vallée, ça craint.
Demain il prévoit un temps de merde, pluie, froid, neige et vent.
Je n'ai prévu que le matos obligatoire de l'organisation. On reçoit un SMS disant qu'il faudrait quatre couches...j'en ai trois et pas plus, et merde !!!
A partir de 17 h00, il pleut et ça ne va pas s’arrêter, toute la soirée et toute la nuit.
J'ai eu un bon pour une navette Chamonix - Courmayeur à 5h00 du mat donc au lit de bonne heure.
Debout à 3h30 du mat, dur !!! et ça pleut toujours. Le bruit des gouttes sur la tente c'est une horreur et ça me tape sur le "système", je n'ai pas bien dormi.
Bref je me prépare et me dirige vers Chamonix, la pluie c'est arrêtée.
On prend le bus pour ce rendre à Courmayeur, passage par le tunnel du Mont Blanc....11 km de tunnel !!
A Courmayeur, ça caille? Je met mes gants, heureusement qu'il ne pleut plus, rien n'est prévu pour que nous nous mettions à l'abri !!
6h40, je me rend sur la ligne de départ, merde beaucoup de monde déjà, je ne serais pas très proche de la ligne de départ. Pas grave j'ai prévu pour une fois de partir doucement.
07h00 c'est le départ, bonne ambiance, un petit tour dans la ville et on commence la montée par une piste large, d'abord goudronnée puis en terre. La pluie tombe, de plus en plus dru, elle ne va pas s’arrêter pendant toute la journée.
J'ai sorti mes bâtons, je monte tranquille. On alterne des faux plats montants et de bonnes pentes.
On arrive au premier ravito au bout de 7 km. Pile poil dans les prévisions de temps. Je fais le pleins des bidons et je repars.
A partir de là et jusqu'au col de la Youlaz, je vais perdre beaucoup de temps comme beaucoup de monde d'ailleurs.
En effet le chemin ce rétréci et il y a beaucoup de monde du coup ça bouchonne et pas mal même, très dur de doubler, c'est un petit chemin avec pas mal de rochers autour.
Ensuite au pied du col de la Youlaz, c'est pire. C'est une montée très abrupte en mono trace dans un pierriers.
Et là j'ai attendu environ 20 minutes dans le froid et la pluie avant que ça bouge.
Si on commence à doubler on ce fait engueuler par environ 400 traileurs... la galère donc on reste dans la file......
Enfin ça bouge, tout doucement. Ça monte fort et quelques fois il faut mettre les mains, beaucoup de boue.
Je suis heureux d'avoir les raidlight aux pieds, ça accroche, la vache....top ces chaussures.
Arrivé au sommet, certains sont déjà à bout de force et on du mal. Je trottine dans la descente. Beaucoup de boue dans les descente, certains sont un peu pétrifiés et font des conneries. Il faut faire gaffe aux battons qui volent avec coureurs !!
Je double pas mal, vraiment une accroche au top c'est raidlight R-001. Bon je me suis quand même pris une gamelle sur les fesses....mais une petite comme si je m'étais assis !!
Tient des policiers Italiens qui ravitaillent un coureur...Italiens en dehors de toute zones autorisées !! Ca commence !!!
J'ai mon t-shirt qui est trempé et je n'en ai pas de rechange.....galère.
On arrive à la Thuile. Je me ravitaille correctement, Tuc, fromage super bon, du pain, du coca, banane. J'ai faim. Je fais le pleins de mes bidons et je repart.
Je vois pas mal de coureurs qui ont une assistance et ce changent avec des vêtements secs.
Ça m'énerve, je me sauve.....direction le Col du Petit St Bernard.
On passe par le parc de la Thuile, par les vieilles rues de la ville et on coupe plusieurs fois la route pour enfin prendre un chemin.
C'est un col plutôt long avec des parties en faux plat et des parties avec des véritables murs !!
Très vite il pleut des cordes, le brouillard, le vent, ça caille. On passe le long d'un lac au pied et on monte un mur pour arriver au ravito du col. Je prend une soupe, ça fait du bien !!! je fais le plein des bidons. Je lis les SMS d'encouragement, c'est sympa. Je sais que le chemin est encore long mais je suis frais. Je me suis ménagé car je sais que la course commence à Bourg St Maurice.
Le col est dans un brouillard épais, on ne voit rien. D’ailleurs c'est le cas depuis le départ !!
Je trottine dans la descente on ne voit vraiment pas grand chose.
Je pose mon pied sur une roche pleine de boue, mon pied glisse et ce coince entre deux gros cailloux. Mon genou tourne et une douleur vive apparaît...et merde !!!
J'essaye de m'étirer un peu, je sens que quelque chose de pas net ce passe dans mon genou gauche.
Je trottine à nouveau et ça me lance dans ce genou, ça me fait très mal. Impossible de courir...merde, merde, merde!!!
Je marche, je me fais doubler à droite, à gauche, le moral chute. Je continu à m'alimenter, on ne sait jamais.
Je perd beaucoup de places à mon avis. J'arrive péniblement à Bourg St Maurice.
Au ravito je vais voir un médecin. Il me palpe le genou, je grimace.
D'après lui c'est une entorse du genou ou peu être un problème de ménisque !!
Je lui dis que j'ai un peu d'avance sur la barrière même si elle a fondu avec ce fichu genou et que je peux marcher. Mais pour lui avec le temps prévu pour la suite, neige pluie, vent et froid, il va falloir courir pour redescendre très vite des sommets et, si je ne peux pas, ça va être compliqué.
Bon, j'ai compris, il faut que je mette le clignotant.
Je regarde les autres repartir, j'ai envie mais je ne peux pas.
Je mange un bout et rend mon dossard la mort dans l’âme !!
Je redescend vite fait à la gare ou attend un bus pour nous ramener à Chamonix.
Je n'ai pas envie de m’attarder là... ma place c'est là haut et pas le cul assis sur cette borne fasse à la gare.
Pendant le retour en bus, des trombes d'eau tombent sur les montagnes. J'imagine les coureurs sous cette flotte ça doit être difficile.
Retour vers 21h00 à Chamonix, je vais faire un tour rapide en boitant sur la ligne d'arrivé pour voir le vainqueur franchir la ligne: Dawa Sherpa, quel champion !!!
Retour à la voiture et au camping et ...il pleut, il pleut, il pleut !!!Douche rapide et dodo.
Voila, fin de ce week end ..en demi teinte. Je n'ai toujours pas franchis la barre de l'ultra. Ce sera pour une prochaine fois. Encore une fois un manque de chance.
Par contre j'avais de bonnes sensations et j'ai bien géré ma course jusqu'au col du petit st bernard.
Preuve que l'entrainement était pas mal conduit.
Une décision prise également, terminé la tente et le camping. On dort mal, ce n'est pas pratique et confortable.
Autre chose, j'ai vu les avantages qu'avait les coureurs disposant d'une assistance personnelle. Pouvoir ce changer plusieurs fois pendant la course, avoir des vêtements secs. L'assistance s'occupe des ravitos aussi, gels, barres, évitant de trop ce charger. Et puis c'est une aide au niveau mental, un soutient.
Clairement sur cette TDS aux conditions si difficiles, ceux qui ont eu une assistance et les autres n'ont pas fait la même course.
Aujourd'hui lundi j'ai fais une petite visite chez mon Osthéo. Résultat: j'ai le tête du tibia qui a tourné dans le logement de la rotule, du coup ça faisait un appui sur le ligament interne de la rotule.
Je sens que c'est remis en place, l'ostheo me donne le feu vert pour recourir à partir de mercredi..cool.
La suite au prochain numéro.
mercredi 29 août 2012
Ça y est....je suis a Chamonix.
Je suis arrivé a bon port. La tente est installée. Le dossard retiré. J'ai mangé mes p'tites pâtes et maintenant je bois un coca pénard devant le glacier du bosson.
mardi 28 août 2012
Et c'est parti..........
Départ demain matin de bonne heure.
Mon dossard: n° 9514
L'organisation de l'UTMB à envoyé ce petit message ci dessous:
TDS CCC UTMB Attention ! Prévision météo : pluie, neige à 2000m, vent, froid. Températures sabaissant en-dessous de -5 C. Prévoir équipement hivernal.
Ça promet !!
Pas grave, je sais pourquoi j'y vais alors GO !!!!
Mon dossard: n° 9514
L'organisation de l'UTMB à envoyé ce petit message ci dessous:
TDS CCC UTMB Attention ! Prévision météo : pluie, neige à 2000m, vent, froid. Températures sabaissant en-dessous de -5 C. Prévoir équipement hivernal.
Ça promet !!
Pas grave, je sais pourquoi j'y vais alors GO !!!!
lundi 27 août 2012
Suivi TDS
Voila, bientôt le départ pour Chamonix.
Le sac est presque terminé.
Pour me suivre sur la TDS, voici les liens ci dessous:
J'ai le dossard n° 9514
Suivi de ma balise spot
Suivi live sur le site UTMB
Suivi vidéo sur le site de l'UTMB
En plus j'ai rajouté une page pour suivre ma balise directement à partir du blog. Voir page "Suivi balise spot"
Et j'ai également mis les liens en haut du blog, en dessous du compteur. Il n'y a qu'a cliquer sur les liens.
J'ai le dossard n° 9514
Suivi de ma balise spot
Suivi live sur le site UTMB
Suivi vidéo sur le site de l'UTMB
En plus j'ai rajouté une page pour suivre ma balise directement à partir du blog. Voir page "Suivi balise spot"
Et j'ai également mis les liens en haut du blog, en dessous du compteur. Il n'y a qu'a cliquer sur les liens.
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